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La fin des moteurs thermiques en 2035 ?

Certains pays font certes figure de pionniers comme le Danemark ou l’Irlande où la disparation des moteurs thermiques est prévue d’ici 2030. Dans d’autres pays, les métropoles sont souvent les premières à prendre des mesures. C’est le cas de Bruxelles qui sortira du diesel en 2030 et de l’essence en 2035. Mais en France, sommes-nous réellement prêts à passer aux voitures électriques ? Certains freins sont de taille.

Le manque d’infrastructures


L’Union européenne ne compte pas encore assez de bornes de recharge. A la fin de l’an dernier, on en trouvait seulement 260.000, généralement de faible puissance et difficile d’utilisation. 70% d’entres elles se trouvaient en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas. L’Union européenne s’engage à développer le réseau pour atteindre 1 million en 2025 et 3,5 millions en 2030.

En France, on compte environ 8500 points de recharge publique. Cette année, nous devrions atteindre les 10.000 bornes. Cela reste bien insuffisant pour Lorenzo Stefani, porte-parole de Touring. « Il faut aménager l’espace pour répondre aux caractéristiques bien spécifiques d’une voiture électrique. Et 15 ans, c’est trop rapide. »

Certaines questions se posent notamment sur le chargement de ces véhicules dans les métropoles. « La population augmente dans les villes mais nous manquons d’espace. Les immeubles poussent de plus en plus haut. Comment charger votre voiture si vous vivez au quatrième ? Quand on voit la politique de stationnement bruxelloise, par exemple. On fait l’opposé de ce qu’il faudrait » explique Lorenzo Stefani.

Le réseau électrique sera-t-il assez puissant ?


Plusieurs scénarios ont été étudiés par la fédération des gestionnaires de réseaux de gaz et d’électricité. Le premier envisage que toutes les voitures soient chargées en même temps, vers 18 heures lors du retour du travail. Le second prévoit des charges éparpillées sur toute une journée. Dans les deux cas, d’ici 2030, aucune saturation n’est prévue.

Le premier scénario comporte toutefois un problème que le second évite, comme l’explique Peter Van Den Bosch, du laboratoire électrotechnique de la VUB. « Charger tous les véhicules au même moment provoquerait des pics de puissance. L’électricité coûterait donc plus cher pour l’utilisateur et le réseau car il devra être renforcé. »

Il faudra donc répartir les charges dans le temps et l’espace, selon Bérénice Crabs, secrétaire générale de la fédération des gestionnaires de réseaux de gaz et d’électricité. Elle rassure également : « Les réseaux belges sont robustes. On peut accueillir ces véhicules d’ici 2030 mais il faut prévoir l’avenir et c’est ce sur quoi nous travaillons aujourd’hui. »

Certaines solutions sont déjà envisagées pour 2040, lorsque 4 millions de véhicules devraient circuler en France. L’une d’entre elles, des bornes intelligentes qui permettent de moduler le courant pour éviter les pics de puissance.

Le prix des voitures à essence devrait augmenter avec des malus gouvernementaux croissants et des amendes aux constructeurs responsables de trop d’émissions de CO2. Des primes à la casse devraient voir aussi le jour pour encourager les conducteurs à changer de véhicule.

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