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Les problèmes de sécurité pour les usagers 2RM


L’automatisation des véhicules soulève l’inquiétude de la filière moto

Les systèmes d’assistances avancées à la conduite (ADAS) prennent de plus en plus de place dans les véhicules modernes et la tendance devrait se poursuivre à l’avenir alors que les constructeurs travaillent de concert pour atteindre les niveaux supérieurs d’automatisation.

Aujourd’hui, si les motos ont à leur tour commencé à se doter d’ADAS, tout cela reste majoritairement du ressort du secteur automobile. Le problème, c’est que la prise en compte des deux-roues motorisés est loin d’être au centre des préoccupations.

Il y a trois ans déjà, l’Association des Constructeurs Européens de Motocycles tirait la sonnette d’alarme sur le manque de prise en compte des motos et scooters par les systèmes de détection des automobiles et même l’incapacité de certains à les détecter. L’ACEM appelait alors à plus de coopération avec entre les secteurs auto et moto afin d’assurer plus de sécurité, notamment en généralisant la communication entre véhicules.

Mais voilà, alors que les véhicules autonomes sont entrés au Code de la Route, dégageant notamment la responsabilité du conducteur et que le règlement des Nations Unies prévoit d’autoriser les manœuvres autonomes à haute vitesse, la prise en compte des deux-roues motorisés par les ADAS n’a pas avancé et est encore très loin d’être optimale.

Le Connected Motorcycle Consortium (CMC) a profité de l’été pour publier un nouveau livre blanc abordant la détection des motos par les ADAS automobile. Le document présente également de potentielles méthodes pour améliorer la prise en compte des deux-roues motorisés.

L’analyse de plusieurs études et cas pratiques a montré qu’il existait encore un nombre significatif d’erreurs de détection des motos par les différents ADAS, mais peu représentatif du fait du faible nombre de tests menés.

Si pour l’heure nous ne parlons encore que de véhicules atteignant le niveau 3 de l’automatisation et donc avec un conducteur qui reste majoritairement aux commandes, la grande crainte du CMC est que les automobilistes se reposent de plus en plus sur leurs assistances et perdent encore plus leur vigilance. Si les systèmes ne sont pas parfaitement au point, alors ils pourraient s’accompagner d’un accroissement du nombre d’accidents entre autos et motos.

Le CMC réclame ainsi que les deux-roues motorisés soient pris en compte dans les tests de développement des ADAS, tant pour les prochaines assistances que de manière rétroactive pour celles qui existent déjà.

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