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Fabio Quartararo redémarre sa saison 2022

C’est une 74e édition historiquement longue de 21 Grands Prix qui s’ouvre ce week-end, sur le circuit de Losail au Qatar, où se dispute la première course MotoGP de la saison. Après le sacre du Français Fabio Quartararo sur sa Yamaha, 2022 nous réserve déjà plein de surprises, avec une concurrence qui s’annonce rude !

21 Grands Prix, une première


Pour la première fois depuis la création de la catégorie reine, la saison comprendra 21 courses, contre 18 la saison dernière, et un maximum de 19 atteint en 2019. Comme le note Christian Sarron, ancien pilote en Grands Prix 500, « plus il y a de courses au calendrier, plus il y a de possibilités de faire une erreur, technique ou une chute, sans qu’elle soit trop pénalisante »

L’Espagnol Joan Mir (Suzuki) a d’ailleurs bien vu la différence. Par rapport à 2020 (12 courses) où il est sacré champion du monde, sa régularité n’a pas été autant récompensée la saison dernière (18 courses), n’ayant jamais vraiment été en mesure de se battre pour le titre. « Il va donc falloir être régulier, mais ça ne suffira peut-être plus, il faudra forcément, gagner des courses », estime Sarron.

Un trio de favoris
Au vu de la saison dernière, et des essais hivernaux, un trio se détache du lot pour le titre en fin de saison. Fabio Quartararo, qui nous a assuré se sentir « vraiment fort » et disposer d’une « bonne base » pour sa moto, remet logiquement sa couronne en jeu. Il devra toutefois lutter avec une machine toujours moins puissante que ses concurrents, Yamaha ayant apporté peu d’évolutions majeures cet hiver à sa M1.

Il aura face à lui le sextuple champion MotoGP Marc Marquez qui, après deux années de déboires à cause de sa blessure à l’épaule, est déterminé à se battre pour décrocher un septième titre de champion du monde.

« Marquez a gagné trois Grand Prix, dont deux en fin de saison sans être au meilleur de sa forme. S’il retrouve son niveau d’avant ses blessures, il sera un adversaire redoutable, voire le favori de la saison », décrypte Christian Sarron.

Fort de quatre victoires sur la fin de saison 2021, l’Italien Francesco Bagnaia sera lui aussi l’un des prétendants sérieux à la couronne mondiale, sur une Ducati qui a encore bien progressé cet hiver, notamment au niveau moteur.

Une lutte pour la victoire très ouverte
Et en arbitres de la lutte entre ces trois hommes, on peut sans se tromper envisager qu’un grand nombre de pilotes seront capables de monter sur le podium, qu’ils soient expérimentés ou non. D’autant plus que, comme le note le consultant Canal + et ancien pilote Randy de Puniet, « toutes les machines ont énormément progressé, que ce soit Ducati, Honda, même Aprilia ou Suzuki ».

« L’an dernier, on a été surpris de voir des jeunes pilotes très bien se débrouiller et faire des performances incroyables. Ce sera aussi le cas cette année, ils vont être encore plus aguerris et expérimentés », promet pour sa part Christian Sarron. Jorge Martin avait ainsi impressionné en montant dès son deuxième Grand Prix au Qatar sur son premier podium après avoir réalisé la pole.

Le renouveau de Honda, une Suzuki plus puissante
C’est peut-être l’une des équipes qui a le plus évolué cet hiver. Honda Repsol a transformé sa RC213V, au point même que son pilote phare Marc Marquez a d’ailleurs confié jeudi en conférence de presse avoir « l’impression de changer de marque, tellement c’est une moto complètement différente ».

Son coéquipier Pol Espargaro, meilleur temps des tests de Mandalika (Indonésie) s’est lui aussi montré surpris par les progrès réalisés, louant une moto « plus rapide », « plus stable » et « homogène ».

De son côté, l’écurie Suzuki a aussi apporté du changement à sa GSX-RR et notamment des évolutions moteurs, dans un domaine où, à l’instar des Yamaha, elle peinait la saison dernière face aux Honda et surtout aux Ducati. Une avancée qui permet déjà à la marque japonaise de prendre un avantage sur Yamaha, qui n’a pas vraiment apporté de solutions dans ce domaine cet hiver , contrairement aux demandes des pilotes.

« Je suis très optimiste quant aux résultats de ces essais, car nous avons pu constater des progrès significatifs, a souligné après les tests de pré-saison Shinichi Sahara, le chef du projet Suzuki en MotoGP. Mais nous savons pertinemment qu’il est trop tôt pour se réjouir. Les progrès ont surtout porté sur de nouveaux items au niveau du châssis ainsi que sur la puissance du moteur, qui affiche désormais plus de chevaux. Ce qui a été très positif, c’est que la direction prise pour le développement de la moto s’avère correcte compte tenu des résultats de ces essais, donc cela nous incite à aller encore plus loin sur ce point. »

Johann Zarco, enfin victorieux ?


Auteur de sa meilleure saison en MotoGP l’an dernier, avec une 5e place au général, et quatre podiums, Johann Zarco rêve toujours de décrocher un premier succès en catégorie reine. Pour cela, il aura la chance de retrouver un peu de stabilité, lui qui n’avait plus disputé deux saisons d’affilée avec le même team depuis son aventure chez Tech 3 terminée fin 2018.

« Je n’étais pas le plus rapide en Indonésie (lors de tests de pré-saison, ndlr), mais le but c’est de prendre des automatismes sur cette Ducati que je commence à connaître et à aimer de plus en plus. Ses points forts, je ne les ai pas assez utilisés en fin d’année, et là le but c’était d’améliorer ces petits défauts que j’avais », a-t-il commenté lors de la conférence de lancement de Canal +.

Comme l’an dernier, le pilote français disposera d’une Ducati Desmosedici version 2022, l’une des machines les plus en vue du plateau. De quoi lui permettre de se battre une nouvelle fois avec les mêmes armes que les pilotes officiels Bagnaia et Miller.

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