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Le contrôle technique en vigueur à partir de 2023 en région flamande

La Flandre opte pour une approche différente et des mesures alternatives
Les autres régions de Belgique n’ont pas encore adopté la directive européenne.

Le contrôle technique des deux-roues motorisés, la France n’en veut pas et les autorités ont d’ailleurs préparé une série de mesures alternatives pour pouvoir déroger à la directive européenne qui impose un contrôle périodique des motos et des scooters dans les états membres.

Et si plusieurs pays s’y sont déjà pliés malgré l’absence de corrélation entre l’entretien des deux-roues et leur accidentalité, l’Hexagone est loin d’être un cas isolé puisque d’autres nations ont elles aussi appliqué des mesures différentes, à l’image du Danemark qui mènera des contrôles routiers aléatoires avec de très lourdes amendes à la clé. La Finlande, l’Irlande et les Pays-Bas ont aussi renoncé à appliquer le contrôle technique.

En Belgique, on cherche également à se soustraire à la directive européenne, du moins en Flandre. Le cas est ici un peu particulier du fait de la spécificité du pays scindé en quatre régions administratives avec la Flandre néerlandophone au nord, la Wallonie francophone au sud, les cantons germanophones d’Eupen et Malmedy à l’Est et Bruxelles-Capitale au centre, officiellement bilingue.

Ainsi, le gouvernement flamand a décidé de bien mettre en place un contrôle technique des deux-roues motorisés, mais pas de manière périodique. La région planifie en effet l’introduction de contrôles pour les motos, scooters, trikes, sidecar et quads de 125 cm3 et plus lors de la revente d’occasion d’un véhicule ou lorsque celui-ci est impliqué dans un accident.

Le coût de ces contrôles devrait être inférieur à 60 euros et sera réalisé dans certains centres de contrôles de la région. Il est estimé que 30.000 contrôles seront menés chaque année pour des ventes d’occasion et environ 200 après des accidents.

Parce que c’est devenu le nouveau point de critique à l’égard des deux-roues, le bruit des motos sera évidemment testé durant ces contrôles et entraînera un rejet pour toute machine ne répondant pas aux normes. Par ailleurs, toute moto endommagée au niveau du cadre, des suspensions, des freins ou de la direction devra également passer par le contrôle, ainsi que celles ayant été déclarées comme épave après un accident.

En plus de cela, les autorités flamandes se sont aussi engagées sur d’autres mesures alternatives telles que davantage de campagnes de sensibilisation, un renforcement de la formation du permis moto, la prise en compte des 2-roues dans les nouvelles infrastructures routières, l’adaptation des infrastructures existantes pour réduire les risques pour les motards et la mise en place d’un équipement obligatoire plus complet pour le pilote et le passager.

Ces règles devraient entrer en vigueur à compter de 2023 afin que tous les acteurs concernés puissent mettre en place les inspections. Il faudrait aussi que l’ensemble des régions se mettent d’accord sur le sujet. Or les autres régions n’ont pas encore pris position officiellement. Ne serait-ce pas ironique que la ville même où a été adoptée cette directive refuse le contrôle technique ?

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