Les ZFE repoussé pour l’après élection municipale

Alors que le projet de loi sur la simplification de la vie économique, qui devait mettre fin aux zones à faibles émissions (ZFE), devait être voté le 27 janvier à l’Assemblée, l’échéance a été repoussée. Il faudra attendre la fin des élections municipales, au mois de mars, pour savoir si ces zones interdites aux véhicules trop vieux et trop polluants seront supprimées ou non.
l va encore falloir attendre quelques mois pour savoir ce qu’il va advenir des zones à faibles émissions (ZFE). Celles-ci sont interdites aux véhicules les plus anciens et polluants et existent déjà dans certaines villes. Mais, comme le rapporte BFMTV, le vote du projet de loi sur la simplification de la vie économique, qui déterminera le sort des ZFE, a été repoussé. Il devait avoir lieu mardi 27 janvier à l’Assemblée nationale et jeudi 29 janvier au Sénat, il est finalement décalé à après les élections municipales, les 15 et 22 mars. Une réunion est prévue la semaine prochaine pour «définir l’agenda parlementaire», indique Matignon.
Le sort des ZFE a été voté en commission mixte paritaire mardi 20 janvier. Députés et sénateurs se sont accordés pour intégrer leur suppression au projet de loi de simplification de la vie économique. Il reste encore le vote de l’Assemblée et du Sénat à attendre pour savoir si elles vont bien être supprimées ou non. Si cela était effectivement le cas, elles seraient également supprimées des villes où elles existent déjà, comme Paris, Lyon et Grenoble.
« C’est le débat entre fin du monde et fin du mois »
Les opposants aux ZFE n’ont cessé de saluer la suppression annoncée de ces zones. C’est notamment le cas de la Fédération française des motards en colère, qui remet en cause l’action en justice intentée par l’association Respire : « Les représentants démocratiquement élus se sont prononcés sur les ZFE, donc faire de la procédure contre la volonté démocratique…
« C’est typique de ce genre d’approches de certaines associations un peu extrémistes qui finissent par rendre l’écologie antipathique parce que les ZFE, telles qu’elles ont été pensées en France, reviennent à dire à ceux qui n’ont pas les moyens de changer de voiture de rester chez eux. C’est une assignation à résidence », s’emporte les membres du bureau national.
« Il y a des alternatives, le développement des transports en commun, des pistes cyclables et les primes à la conversion. C’est un long processus qui nécessite de s’assurer de l’adhésion des personnes concernées », estime les membres de la FMF. « Il y a un ensemble de choses moins brutales qui peuvent être faites, plutôt que de dire aux pauvres qu’ils ne roulent plus ».
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