Circulation inter-files, un an après : une sacrée bonne idée !

La Fédération des Motards de France (FMF), avec le soutien de la Ligue de Défense des Conducteurs (LDC), mène l’enquête et communique aujourd’hui sur le bilan de la Circulation Inter-Files, légalisée en janvier 2025. Un bilan positif d’après les sondés, autant pour les conditions de circulation qu’au niveau du sentiment de sécurité. Toutefois, la consultation pointe également des manquements dans la communication officielle du gouvernement…
Plus d’une décennie d’expérimentation plus tard, le 9 janvier 2025 le gouvernement a enfin donné un cadre légal à la circulation inter-files, la fameuse CIF – et non le CIF, Centre pour l’Intelligence de la Foi, ou encore le SIF… Alors que la FMF a toujours oeuvré à sa mise en place, aujourd’hui c’est également cette fédé, soutenue par la Ligue de Défense des Conducteurs (LDC), qui assure le suivi en quelque sorte, avec une enquête basée sur un panel de 650 personnes interrogées.
Dans leur majorité des motards bien entendu, néanmoins l’enquête révèlent qu’un tiers des participants s’identifient également comme des automobilistes. Notez que « plus de 80 % des sondés circulent régulièrement en zone ou la CIF est autorisée », leurs retours semblent donc pertinents.
Ces retours (extraits du communiqué de la FMF), les voici :
- Les deux tiers des répondants estiment que les règles encadrant la CIF ont amélioré les conditions de circulation dans les embouteillages (dont un tiers notent une « nette amélioration » et deux tiers une amélioration « plutôt positive »).
- 30 % des sondés jugent que la légalisation n’a rien changé par rapport à la pratique qui préexistait.
- Ceux qui jugent qu’elle a dégradé les conditions de circulation sont très minoritaires (2 % des répondants).
Des campagnes trop motardes !
Rentrée dans le cadre légale, avec pour base les résultats de cette enquête, force est donc de constater que l’inter-files a permis de discipliner la pratique, avec l’avantage qu’elle soit maintenant enseignée en auto-école/moto-école. L’impact est fort pour les (jeunes !) automobilistes, mieux sensibilisés au partage de la route, toutefois l’enquête FMF/LDC révèle également des manquements au niveau de la communication officielle du législateur :
« 80 % des répondants estiment que la communication officielle a été insuffisante et/ou mal ciblée. L’enjeu ? Les campagnes se sont adressées prioritairement aux motards – qui connaissaient déjà la pratique – en négligeant les automobilistes. Or, le succès de la CIF repose sur une compréhension mutuelle. Comme le souligne un répondant : « La communication institutionnelle a été trop orientée vers ‘les règles’ et les 2RM, alors qu’il y avait une opportunité en or de parler, aussi aux automobilistes, de partage de la route et des bénéfices mutuel ».
Optimisation de l’enseignement, sérénité juridique (importante au niveau des assurances), amélioration du vivre-ensemble et surtout amélioration notable de la mobilité, et pas seulement pour les motards que nous sommes. Un sondé le souligne très bien : « un motard qui remonte une file de voitures contribue à la raccourcir ».
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