Adrien Van Beveren : « C’est dur car je suis venu avec d’autres ambitions »

On vous a vu longuement regarder votre pneu arrière, êtes-vous inquiet pour ce jeudi (NDLR : aucun mécano n’a le droit d’intervenir au milieu d’une étape marathon) ?
Sans solution depuis le début d’un Dakar couru sur un rythme frénétique alors que le terrain n’a jamais été si caillouteux et dangereux, Adrien Van Beveren traîne sa peine en dernière position du peloton des favoris (9e à 27’24). Ses chances s’amenuisent pour le podium, ce dont il convient avec beaucoup de franchise.
Pas plus que ça, il y a quand même un trou, ça perd un peu de liquide mais je pense que ça devrait le faire. Pourtant, je roule soft et j’essaie d’être gentil avec les roues et la moto mais il y a tellement de caillasses… Je ne sais pas s’il y en a plus ou moins que les années précédentes, je veux dire récemment, mais je trouve que ça tabasse tous les jours, on rentre avec les roues carrées, on se fait surprendre par des pierres toute la journée, on est peut-être situés dans une zone plus caillouteuse que ce que l’on aura après, je n’en sais rien.
Le rythme a l’air beaucoup plus élevé que les années précédentes
C’est l’impression que ça me fait. J’ai beaucoup bossé pour essayer d’être encore plus performant, je ne pense pas l’être moins mais ça part devant en risque maximum. Pas seulement un ou deux pilotes mais le groupe de tête, c’est tout le monde. Ils sont à 200 %, est-ce que ça peut tenir sur 13 étapes ou pas, je n’en sais rien, mais moi, je suis à fond.
Vous avez une petite demi-heure de retard au général (NDLR : 9e à 27’24 du leader). Comment voyez-vous vos chances de podium ?
Pour l’instant, j’ai du boulot pour rouler plus vite. Cela ne serait pas une bonne idée de se tracasser trop avec le général à ce moment-là du rallye. Même si au fond j’y crois forcément, il faut prendre jour après jour. Je suis en phase avec moi-même, sans regrets. C’est dur car je suis venu avec d’autres ambitions mais je donne vraiment le maximum, j’essaie de me libérer, prendre confiance, aller plus vite, bien naviguer, tout réunir pour être performant.
Le classement, ce n’est pas celui dont je rêvais mais je peux avoir la tête haute. Relativisons, je suis entier alors que je prends un paquet de risques chaque jour pour ne pas trop me faire décoller. Il faut prendre un peu de distance avec les choses, tout va bien.
Vos deux coéquipiers chez Honda sont coleaders au général
Vous me l’apprenez, c’est top, je suis content de voir que Schareina et Brabec font le job. Ce qui est frustrant, c’est que j’ai rivalisé avec eux toute la saison et toutes ces dernières années et que là, je n’arrive pas à rouler à leur vitesse. Est-ce une question d’engagement, de risques que je prends moi ? Ou simplement mettent-ils beaucoup de rythme…
Étape 4 : victoires de Schareina (ESP, Honda) en moto et Lategan (AFS, Toyota) en auto
Général : Schareina et Brabec (USA, Honda) coleaders en moto, Van Beveren (Honda, 9e à 27’24) ; Lategan leader en auto, Loeb (Dacia, 8e à 19’57)
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