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Table ronde avec la Commission Durable du Sénat

La Fédération des Motards de France s’est rendue au Palais du Luxembourg au Sénat le mercredi 26 mars après-midi afin de participer avec les associations invitées à la table ronde avec les sénateurs MM. Guillaume Chevrollier et Gilbert-Luc Devinaz à une consultation sur les effets du développement durable de l’impact des deux-roues motorisés et des usagers automobiliste sur les nuisances sonores et sur la santé des français.

Les autres associations représentant les usagers poids lourds, l’Automobile Club de France, les représentants du secteur routier et la Fédération des Motards de France pour les usagers motards représentant les 2RM. Cette table ronde a permis de mettre en avant nos arguments afin de défendre les usagers motocyclistes.

Les normes des moteurs Euro 3 sur la règlementation européenne ont notamment été évoquées afin de rappeler aux membres de la commission les efforts déjà effectués sur les règlementations en matière de bruit.

Un rappel sur les Zones de faibles émissions, dont beaucoup de métropoles françaises entrent prochainement en action et notamment les applications strictes. Mais pour les usagers 2RM nous avons rappelé que les motos ne représentent que 2% de la circulation roulante, et notamment l’aspect environnement ne tient pas compte de la réalité écologique.

Les communes concernées par ces ZFE vont être impactées et nous avons rappelé la restriction prochaine des véhicules et la mise en place de critères très restrictive. Cela réduit et prive fortement les libertés de circulation des usagers 2RM.

Les sénateurs ont demandé l’impact du bruit avec le développement du parc électrique automobile et moto. Nous avons répondu que les motos étant concernée, mais que la législation permet de restreindre l’usage du bruit excessif des échappements. En France la règlementation interdit le dépassement de 78 à 86 décibels selon le Code de la route. Les usagers 2RM sont responsables et citoyens de leurs comportements. Nous conseillons la prévention que l’usage répressif de cette mesure.

Il faut bien évidemment rappeler que le débridage des pots ou des motocyclettes légères de 50 cm² sont généralement impactées par ces nuisances de plus de 86 décibels. Les passionnées de moto le savent bien et leurs machines sont généralement en règle et sont environ à 80 décibels. Nous savons que la multiplication de voiture, par exemple est multipliée par le nombre de présences de véhicule et donc de décibel. Nous savons que les usagers automobilistes sont plus de 12,5 millions d’usagers en déplacements par jour en 2020 rien qu’en Île-de-France. 

Les associations ont rappelé le cout exorbitant des véhicules électriques. La FMF a rappelé également que le déploiement des bornes électriques n’étant pas assez présente dans les communes. De plus nous sommes très sceptiques sur l’usage écologique de ces véhicules et notamment les batteries qui seront à recycler et va engendrer une augmentation de l’impact sur l’environnement.

Nous avons rappelé également que l’augmentation générale des nuisances sonores ne concerne non seulement les usagers 2RM, mais concerne toute la communauté des transports, comme les transports aériens, par exemple.

Nous avons souligné et répondu aux propos du sénateur Gilbert Luc-Devinaz concernant les infrastructures routières, dont celle de Vénissieux, Bron et Villeurbanne (Rhône) dont ces communes ont éloigné les habitations du boulevard périphérique lyonnais afin de permettre aux riverains de reculer du périphérique. Ce type d’aménagement pourrait être greffé aux grandes agglomérations comme Bordeaux, Marseille, Toulouse, Paris et Lille avec notamment le renforcement des infrastructures, comme les  « murs anti-bruit » ou bien les parois et cloisons sur le long des voies rapides et autoroutières.

Des représentants ont souhaité également se prononcer sur l’amélioration des nouvelles constructions immobilières se rapprochant de plus en plus des routes et créent notamment des nuisances sonores de manière significative.

Nous avons rappelé notamment que les infrastructures routières déployées sous la présidence du Général de Gaulle durant les années 1951 par l’A1 et ensuite étant prévu à l’époque pour la circulation modérée et fluide. Depuis les années 60 la France et son parc automobiles ont fortement changé, rendant aujourd’hui une vraie problématique d’adaptation des infrastructures routières dans notre pays et dont la dégradation de son état ne cesse de croitre.

Avant de terminer cette réunion au Palais du Luxembourg, nous avons évoqué la puissance des moteurs électriques et notamment ceux concernant les futures motos. La FMF à rappeler que les véhicules utilisés notamment dans le sport motocycliste étant démontré qu’elles étaient plus puissantes que les motos thermiques. Les sénateurs ont compris qu’une vigilance étant de mise sur les jeunes en motocyclette légère ou étant en scouteur devait notamment veiller à ne pas accéder trop vite à ces engins qui auront des capacités plus fortes en termes de puissance.

La FMF rappelle notamment que les usagers et les membres restent attachés aux motos thermiques et, même si la disparition des énergies fossiles sera de plus en plus forte dans les prochaines années, les amateurs d’automobiles anciennes et ceux des motos anciennes resteront et traversent le temps malgré les mesures qui seront prises.

Les membres de l’Automobile Club de France et la FMF souhaitent vivement que les véhicules historiques, notamment les motos et les véhicules anciens, ne soient pas concernés dans les vignettes « Crit’Air ».

La FMF a souligné également que l’impact des mesures environnementales apporte énormément de contraintes, notamment le contrôle technique des 2RM qui est une mesure totalement inutile sur son efficacité. Elle ne concerne qu’une partie d’usager ne respectant pas le Code de la route.

Entretemps le trafic aérien et l’augmentation des dégradations des routes françaises s’accroissent davantage d’année en année et rien n’est fait pour la sécurité des usagers 2RM. Celle-ci détruit la santé de la population, notamment les nuisances plus forte que les usagers 2RM. Les sénateurs l’ont justement souligné « nous sommes déjà dans l’urgence climatique ». Les motards et les usagers 2RM ne représentant que 2% de la circulation totale roulante et elle ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan de cette pollution qui nous entoure et notre environnement actuel.

Pour information la Fédération des Motards vous adresse le questionnaire envoyé à la commission du développement durable du Sénat.

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