Le choc des parisiens à revenir à 50 km/h

Le nouveau ministre des transports, François Durovray, a rencontré la maire de Paris, Anne Hidalgo, pour évoquer le ralentissement de la vitesse sur le périphérique – de 70 à 50 km/h – prévu au 1er octobre. Le ministre a réaffirmé la position opposée à ce projet du gouvernement, faute d’étude d’impact sur le sujet.
« Le ministre regrette cette décision qui affectera des millions de Franciliens« , exprime le ministère par voie de communiqué. Peu importe, répond en substance Anne Hidalgo : « La maire de Paris prend acte, en le regrettant, du désaccord du ministre mais mettra en application la mesure le 1er octobre« . Le ministère conclut que cette décision unilatérale « revient juridiquement uniquement à la mairie de Paris« .
Pour la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), réaffirme sa volonté de réduire la vitesse du péripéhrique de 70 à 50 km/h dès cet automne, conformément à son « Plan climat 2024-2030 » révélé en novembre 2023. Cet abaissement – en pourparlers depuis 2019 – prendrait effet « maximum courant octobre ».
Ce projet choc – qui s’accompagnerait d’une inédite voie dédiée au covoiturage et transports publics – est loin de faire l’unanimité, tant côté usagers que responsables politiques. « Nous ne validerons pas cette décision« , avait affirmé l’an passé le ministre des transports Clément Beaune, qui la jugeait à l’époque « prématurée« . Rappelons que les 35 km du « périph » étaient initialement limités à 90 km/h en 1973, avant de passer à 70 km/h en 2014…
La position de la FMF à ce sujet
La Fédération des Motards de France conteste cette décision de la maire de Paris. En effet il y a un sérieux risque d’embouteillage mais également un risque pour les motards de devoir se mettre derrière les véhicules. 50 km/h sur un périphérique et une route très fréquenté serait dangereux pour les usagers. Celle-ci semble incompréhensible et totalement désué de sens. La pollution ne va pas s’arrêté et réduire la vitesse ne réduira pas la pollution.
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