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Syndromes des loges une vraie problématique

La sévérité est variable en fonction de l’importance de la surpression.

Dans un tiers des cas, il existe des hernies musculaires :  par endroit, les masses musculaires finissent par sortir de leur contenant à travers l’aponévrose rompue.

Causes

Le syndrome des loges résulte d’un conflit entre le contenant (l’aponévrose) et le contenu (tissu musculaire, mais aussi nerfs et vaisseaux sanguin). L’augmentation du volume du muscle peut être liée à la contraction musculaire, à la formation d’œdème ou d’hématome, voire à des anomalies veineuses ou musculaires.  Des anomalies du contenant, par exemple une aponévrose épaissie suite à une fibrose ou à un traumatisme, pourraient aussi être en cause.

Dans un syndrome des loges chronique, l’effort provoque directement une augmentation excessive du volume du muscle, réversible dans un délai variable après son arrêt. Le mollet est la localisation la plus fréquente. Les atteintes sont bilatérales dans 50 à 80 % des cas.

La forme aiguë est liée à une augmentation brutale de la pression suite à un traumatisme et/ou à une trop forte compression par un bandage ou un plâtre, provoquant un engorgement des muscles. On parle de syndrome de Volkmann quand il touche un avant-bras plâtré. L’élément compressif doit être retiré le plus vite possible.

Diagnostic

Dans le syndrome des loge chroniques, les manifestations douloureuses surviennent à l’effort seulement, en regard de la loge concernée et toujours de façon identiqu (même type d’effort, même délai).

L’examen clinique est normal au repos, mais les loges sont tendues et douloureuses après un test d’effort (par exemple sur tapis de course) et les hernies musculaires durcissent.

Mesure de la pression intramusculaire

La mesure de la pression intramusculaire à  l’aide d’un dispositif comportant une aiguille implantée dans la loge permet d’affirmer le diagnostic. La procédure classique comprend trois mesures : au repos, 1 minute après l’effort et 5 minutes après l’effort. Les valeurs normales au repos sont de l’ordre de 15 mm de mercure. Des pressions supérieures à cette valeur plus de 6 minutes après l’effort, ou des valeurs qui dépassent 30 voire 50 mm de mercure juste après l’effort sont considérées comme pathologiques.

Différents examens peuvent être nécessaires pour éliminer d’autres diagnostics :

  • bilan sanguin,
  • IRM,
  • radiographie,
  • écho-doppler,
  • scintigraphie,
  • électromyogramme (EMG) mesurant l’activité neuromusculaire.

Lorsque les signes cliniques suffisent à diagnostiquer un syndrome des loges aigu, la mesure des pressions n’est pas nécessaire et ne doit pas retarder le geste chirurgical.

Qui est concerné ?

Le syndrome de loge chronique concerne neuf fois sur dix un homme. Il s’agit le plus souvent d’un jeune sportif âgé de 20 à 30 ans. L’intensification de la pratique est souvent à l’origine de sa survenue.

Les travailleurs manuels ou les musiciens peuvent être atteint d’un syndrome des loges du membre supérieur.

Les facteurs de risque

Certains sports sollicitent de façon excessive et répétée les mêmes muscles et favorisent l’apparition d’un syndrome des loges.

Les syndromes des loges siégeant dans le mollet concernent principalement les coureurs à pied de fond et demi-fond ou les pratiquants de sports collectifs associés à la course comme le football. Le ski de fond, la marche à pieds rapide, le patinage à roulettes ou la natation avec palmes sont aussi des sports à risque.

Les syndromes des loges des membres supérieurs peuvent être associés à la pratique du motocross, de la planche à voile, du ski nautique, de l’escalade…

Les symptômes du syndrome des loges

Syndrome des loges chronique

La douleur constitue le principal symptôme. Accompagnée  d’une sensation de tension, elle oblige à interrompre l’effort.  Elle est d’intensité variable et pourra par exemple provoquer une simple claudication ou au contraire être très violente.

Des sensations anormales de fourmillement, d’engourdissement ou de picotement (paresthésies), ainsi qu’une paralysie transitoire de la loge concernée peuvent être associées.

La douleur cède plus ou moins rapidement au repos, mais des courbatures peuvent subsister quelques jours.

Non traité, le syndrome des loges est susceptible de s’aggraver lentement, avec des douleurs se manifestant pour des efforts de moins en moins intenses, et risque d’apparition d’une forme aiguë dans laquelle la douleur persiste après l’effort.

Syndrome des loges aigu

La douleur très intense voire insupportable est à type de crampe ou de tension. Elle n’est pas soulagée par un changement de position et s’avère rebelle aux antalgiques. La loge est tendue à la palpation.

Un déficit de sensibilité du nerf innervant la loge lésée apparaît rapidement. La paresthésie évolue vers la perte de sensibilité puis l’anesthésie.

Si la prise en charge est retardée, le défaut d’irrigation (ischémie) engendre la disparition des pouls périphériques et un déficit moteur traduisant l’atteinte du muscle et du nerf.

Les points essentiels à retenir

. Toutes des douleurs de l’avant-bras ne correspondent pas à un syndrome des loges dont le diagnostic doit être étayé par une mesure de pression intra-musculaire d’effort.

. Le syndrome des loges est mal connu de la plupart des pratiquants mais également du corps médical ce qui conduit à un retard de diagnostic et de prise en charge rendant le recours à la chirurgie ou l’arrêt de la pratique inévitables !

Une prise en charge plus précoce des douleurs de l’avant-bras peut permettre d’obtenir une amélioration notamment si la préparation physique et la pratique sont adaptées et en procédant éventuellement à des modifications ergonomiques sur la moto.

Vous trouverez quelques pistes en parcourant les conclusions de l’étude scientifique orchestrée par notre consœur le Dr Inès Regas.

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